Généalogie DIRHEIMER

descendance paronymique de Marx DÜRRHEIMER

Catégorie : commentaire

  • La ville de Bad-dürrheim

    La ville de Bad-Dürrheim se situe en forêt noire, actuellement dans le sud de l’Allemagne , à proximité des frontières française et suisse. A 71 km au nord de Zurich en Suisse, à 88 km à l’est de Colmar en France, à 110 km au sud de Karlsruhe et à 272 km à l’ouest de Munich en Allemagne.

  • La guerre de trente ans

    La guerre de trente Ans s’est déroulée de 1618 à 1648. Elle débute le 23 mai 1618 en raison de la querelle entre des princes allemands catholiques et protestants et prend rapidement une ampleur européenne, causant la mort de plusieurs millions de personnes.

    Les conséquences furent dramatiques en Alsace et en Lorraine qui ont perdu la moitié de leur population, plus grave encore dans le Palatinat qui a vu sa population réduite des deux tiers.

    La guerre oppose d’un coté, le Saint Empire romain germanique, catholique, dirigé par l’empereur Ferdinand II, de l’autre les suédois, protestants, et leurs alliés de l’Allemagne du nord.

    Le traité de Westphalie signé le 24 octobre 1648 met fin à la guerre de trente ans. 

    Par ce traité, l’Alsace et les trois évêchés Metz,Toul et Verdun reviennent à la France.

  • Les variantes orthographiques

    L’orthographe la plus fréquente en zone germanophone est DÜRRHEIMER, parfois DURHEIMER. En zone francophone, l’orthographe la plus fréquente est DIRHEIMER, occasionnellement DIRRHEIMER. Mais aussi, notamment aux États-Unis, TIHEIMER ou IEHEIMER. Exceptionnellement BIRHEIMER ou DERHEIMER, mais dans ce dernier cas, il y a confusion avec un patronyme d’origine différente.

  • Les maîtres maçons du 17e siècle

    Au 17e siècle le maître maçon est à la fois maçon, tailleur de pierre, architecte et maître d’œuvre. Il dirige son équipe dans un esprit paternaliste en veillant à la santé et à la moralité de chacun des membres. Mais il est aussi chef d’entreprise et l’interlocuteur des donneurs d’ordre.

    Son cursus commence par apprenti puis compagnon, il doit alors voyager et travailler avec d’autres équipes, souvent dans différentes régions ou pays. Il peut, après un certain temps, devenir maître. Il lui faut pour cela obtenir l’aval d’autres maîtres et payer la charge. Le prix étant élevé, il est fréquent qu’un maître maçon soit le fils d’un autre maître maçon. C’est peut-être le cas de Marx qui est devenu maître jeune. Mais il est aussi possible qu’après la guerre il n’y ait pas eu beaucoup de candidats à ce poste.

  • Les francs-maçons au 17e siècle

    Au 17e siècle, la franc-maçonnerie est uniquement opérative, c’est-à-dire composée de travailleurs du bâtiment, à la différence de la franc-maçonnerie spéculative que l’on connaît aujourd’hui et qui débute au 18e siècle.

    Née à l’époque des bâtisseurs de cathédrales, elle a pour objectif la conservation et la transmission d’un savoir et d’un savoir-faire acquis au cours des siècles.

    Les loges ou guildes avaient des règles précises, au premier rang desquelles figuraient la solidarité, l’entraide, la tolérance et le secret.

  • La ville d’Haguenau

    Fondée en 1115 autour d’un château bâti sur une île de la Moder Haguenau fut pendant 3 siècles le chef lieu de la décapole.

    La décapole, crée en 1354, a été l’alliance de 10 villes alsaciennes pour leur garantir une assistance réciproque contre les menaces extérieures et faciliter les relations entre les membres.

    Cette organisation assurera stabilité et prospérité à la ville jusqu’à la guerre de trente ans.

    Après avoir été très affectées par la guerre, les villes de la décapode deviendront française en 1648 et retrouveront progressivement leur prospérité.

    La décapole sera officiellement dissoute en 1789.

  • Hujatis

    Le terme hujatis suivant le nom d’un métier, ne figure pas dans les dictionnaires latins. Il s’agit d’une contraction de hujus locatis: en ce lieu. Les mots civis hujatis fréquemment rencontrés dans les registres paroissiaux signifient habitant ce village.

  • L’école au 18 e siècle en Alsace

    Parmi les descendants de Jean Bernard Dürrheimer il y a peu de paysans. La plupart sont artisans : maçon, charpentier, tisserand, peintre ou tonnelier… 

    Tous ces artisans savent signer leur nom, ils sont tous allé à l’école.

    Les enfants d’artisans allaient à l’école de 6-7 ans à 10-12 ans avant de commencer leur apprentissage, alors que les enfants de paysans qui commençaient à travailler à la ferme dès 5 à 6 ans étaient moins scolarisés.

    Il y a dans la famille de Jean Bernard plusieurs maîtres d’école qui ont enseigné à Dauendorf.

    Le taux d’alphabétisation était, en Alsace, nettement supérieur à la moyenne française à la fin du 18e ,siècle 80ù% des garçons et 50% des filles savaient lire et écrire.

    L’école à cette époque se faisait le plus souvent au domicile du maître, parfois il existait un bâtiment spécialement dédié à l’école.

    Les maîtres étaient choisis par les autorités civiles et religieuses avec l’avis des parents d’élèves. Ils étaient généralement exonérés d’impôts.

    Il n’y avait pas, en France, de formation spéciale, le futur maître d’école devait savoir lire, écrire et compter, et devait avoir une bonne moralité.

    L’école comptait habituellement 3 niveaux.

    Le premier pour apprendre à lire et à écrire, le plus souvent en allemand, et à compter.

    Le second pour poursuivre l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en allemand et en français et apprendre les quatre opérations.

    Le troisième pour parfaire les connaissances en langue, en arithmétique et en géométrie

    Contrairement à la France, en Allemagne, les maîtres étaient formés dans des universités pédagogiques et en Suisse dans des écoles normales.

    Les enseignants germanophones de ces pays étaient appréciés en Alsace.

    Ainsi Jean Georges Leibenguth, qui épousa Marie Catherine Dürrheimer et fut maître d’école à Dauendorf était le fils d’un maître d’école qui venait du canton de Berne en Suisse.

    Signature de Jean Georges Leibengutt

    Urbain Bemetzrieder, qui épousa Marie Catherine Leibenguth et fut maître d’école à Dauendorf venait de Bavière.

    Signature d’Urbain Bemetzrieder

  • Le prévôt

    Le prévôt d’un village alsacien au 18ème siècle

    Le prévôt est un bourgeois nommé par l’évêque, il est le chef naturel de la bourgeoisie.

    Le bailli est le représentant et gardien des droits du seigneur et ne dépend que de lui.

    Le prévôt doit prêter serment à l’évêque et au seigneur.

    Il préside toutes les audiences du conseil municipal.

    Le rôle du conseil est principalement consacré à la justice. Il règle les conflits entre les habitants.

    La justice n’est pas gratuite et elle constitue la principale ressource du bailli, du prévôt et du greffier.

    Outre la justice, des séances régulières du conseil sont consacrées aux affaires communales.

  • La tradition orale

    selon Wikipédia

    La tradition orale est: un ensemble de récits et autres types d’informations constituant un savoir collectif trasmis par voie orale de génération en génération. Ces informations se rapportent à des évènements parfois très anciens, qui ont été racontés aux locuteurs, mais dont ceux-ci n’ont pas été témoins.