Le métier de charpentier au 17 et 18ème siècle


Le charpentier (faber lignaris en latin) travaille le bois. Il gère toute la filière, depuis l’abattage des arbres jusqu’à la confection de produits finis. Il produit des poutres et des planches et conçoit puis réalise les charpentes des édifices et des meubles simples.
En Alsace, beaucoup de maisons sont composées d’une ossature en bois, un hourdage venant combler les espace vides.
Le maître charpentier est alors l’architecte, le maître d’œuvre et le fabricant de la maison. Il va construire, selon les souhaits du propriétaire, une maison en principe démontable.
Ces maisons démontables ont longtemps été considérées comme des biens meubles et non immobiliers, elles étaient alors dispensées des taxes foncières.

Le charpentier travaille également pour le maître maçon. Il réalise les coffrages des voûtes et des ouvertures, et bien sûr, la charpente qui va recevoir la couverture.
Au 18e siècle certains charpentiers se spécialisent dans la confection et les réparations de chariots. Ces charrons sont qualifiés dans les actes en latin de ʺcarpentariusʺ . Ils travaillent le bois pour faire des pièces spécifiques et complexes, mais aussi le fer.
Les charpentiers étaient organisés en corporation. Toute la vie professionnelle des membres se faisait au sein de la corporation ; apprenti, compagnon et parfois maître restaient dans la même ville.
Il y avait, contrairement aux maçons, peu d’échanges entre les corporations
Les compagnons et les apprentis exercent les fonctions de bûcheron (pour abattre les arbres nécessaires aux travaux prévus), de charpentier ( pour construire les maisons et les charpentes ) et de menuisier ( pour poser les planchers, les portes et réaliser le mobilier simple)
Au 18e siècle les moines de l’abbaye de Neuboug disposent d’une scierie à eau pour produire des planches, mais les moines font appel à des ébénistes de Strasbourg pour le mobilier de luxe.
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