Généalogie DIRHEIMER

descendance paronymique de Marx DÜRRHEIMER

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  • L’abbaye de Neubourg

    L’abbaye cistercienne de Neubourg fut fondée en 1133 à Dauendorf, près d’Haguenau par douze moines venant de l’abbaye de Lucelle en Alsace.

    Et c’est au 13e siècle que l’abbaye connaît son apogée.

    Au cours des siècles suivants l’abbaye sera à plusieurs reprises détruite, par des guerres ou des incendies, puis reconstruite. 

    A la fin de la guerre de trente ans, elle est en ruine et la communauté est dispersée.

    Dès la fin de l’année 1647 des travaux de reconstruction ont été entrepris, probablement sous la direction de Marx Dürrheimer et en 1650 les moines reviennent.

    L’abbaye de Neubourg, comme toutes les abbayes cisterciennes, possède une église abbatiale, un cloître, une salle capitulaire, un réfectoire, un dortoir et un appartement pour l’abbé. A ces bâtiments viennent s’ajouter les pièces et bâtiments de service: Cuisine, forge, moulin, étables..

    La restauration est lente, car les moyens de la communauté sont limités, cependant les moines mènent une vie luxueuse, loin des règles de saint Bernard

    L’abbaye est définitivement détruite à la Révolution française.

    Il ne subsiste aujourd’hui que le portail et une partie du mur d’enceinte.

  • Le village de Dauendorf

     

    Le village de Dauendorf, aujourd’hui Dauendorf-Neuboug, est situé à 12 km à l’ouest d’Haguenau, la ville la plus proche, et à 35 km au nord de Strasbourg qui est la métropole régionale depuis plusieurs siècles.

    Le village de Dauendorf est entouré de collines, propices aux labours, et au nord-est coule la Moder sur les rives de laquelle était construite l’abbaye de Neubourg. 

    La Moder, affluent du Rhin, alimentait le moulin et la scierie de l’abbaye

  • Le métier de charpentier au 17e et 18e siècle

    Le métier de charpentier au 17 et 18ème siècle

    Le charpentier (faber lignaris en latin) travaille le bois. Il gère toute la filière, depuis l’abattage des arbres jusqu’à la confection de produits finis. Il produit des poutres et des planches et conçoit puis réalise les charpentes des édifices et des meubles simples.

    En Alsace, beaucoup de maisons sont composées d’une ossature en bois, un hourdage venant combler les espace vides.

    Le maître charpentier est alors l’architecte, le maître d’œuvre et le fabricant de la maison. Il va construire, selon les souhaits du propriétaire, une maison en principe démontable.

    Ces maisons démontables ont longtemps été considérées comme des biens meubles et non immobiliers, elles étaient alors dispensées des taxes foncières.

    Le charpentier travaille également pour le maître maçon. Il réalise les coffrages des voûtes et des ouvertures, et bien sûr, la charpente qui va recevoir la couverture.

    Au 18e siècle certains charpentiers se spécialisent dans la confection et les réparations de chariots. Ces charrons sont qualifiés dans les actes en latin de ʺcarpentariusʺ . Ils travaillent le bois pour faire des pièces spécifiques et complexes, mais aussi le fer.

    Les charpentiers étaient organisés en corporation. Toute la vie professionnelle des membres se faisait au sein de la corporation ; apprenti, compagnon et parfois maître restaient dans la même ville.

    Il y avait, contrairement aux maçons, peu d’échanges entre les corporations 

    Les compagnons et les apprentis exercent les fonctions de bûcheron (pour abattre les arbres nécessaires aux travaux prévus), de charpentier ( pour construire les maisons et les charpentes ) et de menuisier ( pour poser les planchers, les portes et réaliser le mobilier simple)

    Au 18e siècle les moines de l’abbaye de Neuboug disposent d’une scierie à eau pour produire des planches, mais les moines font appel à des ébénistes de Strasbourg pour le mobilier de luxe.

     

     

  • Le Banat


    Le Banat

    Le Banat est une vaste région située au sud-est de la Hongrie. Elle a été occupée par les turcs au 16e siècle puis reconquise par les autrichiens et annexée au territoire hongrois par l’empereur Charles VI et le traité de Passarowitz en 1718.

    Le territoire est alors dévasté, avec une population réduite à moins d’un million d’habitants pour une surface de 28 000 km² (la moitié de la France), toute activité a disparu.

    Pour le repeuplement, l’empereur fait appel à des étrangers allemands, alsaciens et lorrains. La zone est en friche et marécageuse. Ces premiers arrivants ont une tâche difficile, beaucoup meurent de la malaria, mais en quelques années la région devient une plaine fertile. Cette vague de repeuplement prit fin avec la guerre de succession d’Autriche de 1741 à 1748.

    Le repeuplement du Banat est repris par l’impératrice Marie-Thérèse. Elle propose aux nouveaux arrivants qui doivent être catholiques et de préférence germanophones des conditions exceptionnelles. Dans un village avec une église, un moulin et des commerces, chaque famille se verra offrir une maison de deux pièces avec le mobilier, plus cuisine et étable, plus 3 hectares de terre arable, 12 hectares de prairie et un jardin, le matériel agraire sera fourni. Ajouté à cela, les frais de transport sont pris en charge par l’autorité impériale et les fermiers seront exemptés de taxes fiscales pendant plusieurs années et les artisans plus longtemps encore. 

    Il fallait, à cette époque, environ un mois pour aller de Dauendorf à Glogonj

  • Glogonj


    Glogonj

    Actuellement, Glogonj se trouve en Serbie à 20 km au nord de Belgrade. A la fin du 18e siècle, elle était située dans le royaume de Hongrie, faisant partie de l’empire d’Autriche dirigé par les Habsbourg. L’empire d’Autriche faisait, alors, encore partie du Saint empire romain germanique, également dirigé par les Habsbourg. 

    Le village se trouve dans une plaine fertile et peu vallonnée, entouré de champs de prairies et de bois. Le climat est voisin de celui de l’Alsace avec des étés chauds et des hivers froids.

  • L’émigration vers les Etats-Unis

    Joseph Tirheimer est arrivé en Californie en 1904.

    Pourquoi a-t-il quitté Glogonj à l’âge 53 ans avec sa famille et de nombreux autres habitants de Glogonj ?

    Pourquoi en Californie ?

    Quel parcours ont-ils suivi ?

    Les principaux facteurs qui ont poussé les habitants de Glogonj à émigrer vers la Californie entre 1903 et 1913 sont la pauvreté, le manque de terres et une marginalisation due à la méconnaissance de la langue hongroise.

    Ils se sont retrouvés en Californie pour rejoindre les premiers arrivants et reconstituer leur communauté

    A partir de 1903, la majorité des émigrants du Banat passait par le port de Fiume (aujourd’hui Rijeka en Croatie). De ce port partaient des bateaux à vapeur qui se rendaient à New York. 

    Les émigrants arrivant dans le port de New York étaient enregistrés à Ellis Island. Aucun migrants venant de Glogonj n’y a été enregistré. Par où sont passés ?

    Ils ont vraisemblablement tous suivi le même trajet, mais lequel ?

  • Les forgerons du 18e et 19e Siècle

    Le forgeron est un personnage important dans le village. Il y a le plus souvent un forgeron par village.

    Son travail consiste à fabriquer et réparer les outils nécessaires aux agriculteurs et aux artisans.

    Le forgeron travaille souvent seul, parfois avec un apprenti ou un aide.

    Il dispose d’une grande cheminée dans laquelle il entretient un feu de charbon ou de charbon de bois. Ce feu est attisé par un grand soufflet. Les pièces de métal sont placées dans l’âtre et chauffées au rouge, le métal est alors malléable. La pièce est saisie avec une pince, posée sur l’enclume et façonnée avec un marteau.

    Le forgeron fabrique et répare toutes sortes d’objets en fer : pelles, pioches, râteaux, faux, faucilles, haches, marteaux, couteaux, clous, socs de charrue…

    Le forgeron est aussi fréquemment maréchal ferrant.

    L’activité principale du maréchal ferrant est de ferrer les chevaux, c’est-à-dire de façonner, d’adapter et de poser un fer sur chacun des sabots du cheval. Il sait corriger les défauts d’aplomb de l’équidé.

    A partir de là, il donne souvent des conseils sur les soins à apporter aux chevaux. Il y a peu de vétérinaire à la campagne avant le 20e siècle et le maréchal ferrant joue souvent ce rôle auprès des animaux de la ferme.

  • Organisation des villes et des villages au début du 18e siècle

    Organisation des villes et des villages au début du 18e siècle

    Sous l’ancien régime le pouvoir est partagé entre la noblesse et le clergé.

    Le seigneur, vassal du roi, distribue les rôles avec l’aval du l’autorité religieuse.

    Les fonctions de chacun peuvent varier un peu selon les provinces et même au sien d’une même province

    1 Le bailli

    Le bailli est un officier royal, souvent issu de la petite noblesse.

    Il est nommé par le seigneur et révocable.

    Son rôle est défendre les interêts du seigneur et du roi

    Il préside le tribunal de haute justice qui juge les crimes et délits graves

    Il peut prononcer des peines de mort

    les peines encourus sont les suivvantes :

    La décapitation pour les nobles

    La pendaison pour les meurtres

    Le bûcher pour les hérétiques

    La roue pour les brigands

    l’huile bouillante pour les faux monnayeurs

    L’écartelemment por les parrcides

    L’appel est possible

    Le roi peut execer son droit de grâcepar des lettres de rémossion

    2 Le prévôt

    Le prévôt est un bougeois nommé par l’evêque. Il est le chef naturel des bourgeois.

    Le prévôt doit prêter serment à l’évêque et au seigneur.

    Il préside toutes les audiences du conseil municipal.

    Le rôle du conseil est principalement consacré à la justice. Il règle les conflits entre les habitants et puni les petits délits

    La justice n’est pas gratuite et elle constitue la principale ressource du bailli, du prévôt, du greffier et du pocureur fiscal

    Outre la justice, des séances régulières du conseil sont consacrées aux affaires communales.

    3 L’échevin

    En Alsace au 18e siècle l’échevin est bourgeois, élu, qui participe au conseil communal

    4 Le procureur fiscal

    Le procureur fiscal est l’officier chargé de défendre les droits du seigneur et du public devant un tribunal. ll est nommé fiscal car le fisc est un privilège du seigneur.

    Le procureur fiscal est toujours roturier et sa chage n’est pas transmissible

  • Les optants

    Les Optants

    A la fin de la guerre de 1870, la France perd l’Alsace et une partie de la Lorraine qui deviennent allemandes.

    Le traité de Francfort signé le 10 mai 1871 autorise les personnes nées dans les zones devenues allemandes à choisir entre la nationalité allemande et la nationalité française.

    S’ils choisissent la nationalité française, ils doivent signer un certificat d’optant et quitter le territoire allemand avant le premier octobre 1872.

    La quasi-totalité des personnes concernées, vivant déjà en France, signent ce certificat.

    De nombreux alsaciens signeront, mais en fait, ils seront peu nombreux à quitter leur région, car cela les oblige à quitter leur maison et leur travail, d’autre part ils connaissent la langue allemande.

  • 2 Mathias DÜRRHEIMER

    Baptême: AD 67 Dauendorf, registre paroissial BMS 1603-1686, 3E 86/2 page 55/99

    Mariage: AD 67 Haguenau, registre paroissial de Saint Nicolas BMS 1667-1708 N° 121, page 15/210 N°121